J ai trouve un petit creneau pour ecrire et surtout vous mettre quelques tofs.
Je suis parti dans le centre et le nord de la Nouvelle-Caledonie en
pousse (stop, le seul pb du stop, c'est que tu repetes x fois ton histoire, a la fin ca devient chiant). Ce fut une tres bonne experience et de belles rencontres
en ont decoule. Le stop m'a permis de rencontrer touts les types de
personnes sur cette grande ile : Melanesiens (kanak), Caledoniens
(caldoche = europeen qui ont toujours vecu ici et dont leurs ancetres
etaient venu comme bagnard), Polynesiens, Wallisiens, Metropolitains
venu travailler et un peu de touristes. Le stop marche pas mal mais il
faut quand meme eviter le week end. J ai par exemple attendu 3h30 un
samedi. Les premiers jours, je n'ai pas trop trippe, je me trouvais
sur la cote ouest ou se trouve une majorite de caldoche. C'est sec avec
des ranchs. C'est la vie de cowboy. Il pousse meme le bouchon a ecouter
de la countrie. Ahhhhh..... J ai eu vraiment du mal meme si d habitude
j arrive a m adapter. J'ai vite pris la transversale pour aller a
l'est. Un Melanesien m'a pris pour la faire. Je me trouvais sur le
bord de la route et j etais en train de manger. Je ne faisais meme pas
de stop et il s est arrete pour me prendre. Ma journee commencait bien.
Et pendant les 70km, il a joue au guide me montrant les divers endroits
les plus beau (entre trou d eau et cascade). L'est est beaucoup plus
tribal avec une vegetation assez dense. Les gens se disent tous bonjour
et viennent te parler. Ca change des grandes villes ou tout le monde
s'ignore. Un autre jour, je fus pris par un kanak, on a bien
discute dans la voiture et il m'a invite dans sa tribu. J'y suis reste
4 jours. Je n'ai pas fait la coutume (il faut offrir des cadeaux genre
pareo, tabac ou argent... a la personne qui t accueille ou au chef), il
n'en voulait pas. Il preferait que l'on parle de nos cultures. Dans la
tribut ou j'etais, c'est une vie tranquille ou faut pas aller trop vite.
Exemple d'une journee type: les hommes se levent tot et partent
chasser ou pecher. Ils mangent, fument de gros cones de cannabis (ici
il y en a partout, meme qu'on t en donne) avant de faire une sieste
jusqu a 16h. Ils jouent a la petanque. Le temps se passe dans la bonne
humeur et l'allegresse. Le soir, c'est tout aussi tranquille. Apres un
bon gros repas (je crois qu'ils voulaient peut etre me gaver pour
pouvoir me manger apres), tout le monde discute, fume... Cette
experience fut enrichissante. Un jour, dans cette tribu, je suis parti
chasser. Moi qui suis contre la chasse. Je me disais que c'etait pour
nourrir la famille. On est d'abord parti a cheval puis ensuite a pieds.
Mon compagnon de chasse a reussi a tue une biche qu'il a decoupe pour
la mettre dans des sacs. Ce fut le moment le plus desagreable. Bha...
tout ce sang... Nous sommes rentres a cheval comme des heros qui
revenaient d'une glorieuse victoire. Il y a quand meme des soucis, la
vie n est pas toujours rose. L'hygiene est deplorable (bon ca a la
rigeur je m en fou), ils jetent plein de chose par terre (avant ils
pouvaient le faire vu que ce n'etait qu'organique mais la ils ont garde
ce tic avec les megot, les bouteilles .... ), le gachis de l'eau qui
coule sans interruption et le role de la femme est limite (bouffe,
enfants, joue au bingo, hommes et femmes ne se melangent pas trop).
J'ai aussi vu une femme avec une grosse barde mais je n'ai pas voulu ou
ose la photographier, c'etait un moment d'etonnement total. Donc tout c'est bien passe, je suis rentre
quelques jours sur Noumea ou j'ai fait la connaissance de noubreuses
infirmieres. Dans l'auberge de jeunesse, 80% des personnes viennent
pour travailler et sur c'est 80%, il doit y avoir 70% dans la
santee.
To be continued....
ps: Je n ai pas beaucoup de tofs sur ce passage, je n ai que rarement sorti l'appareil
Le jour se lève. Je prépare un sac à dos pour quelques jours. J'avance sous un temps nuageux pour aller au ferry Betico.
J'arrive en avance comme à mon habitude et me grille une clope en
regardant les derniers instants de l'aube. Le bateau est en rade,
nous embarquons sur un plus petit catamaran. Il y a foule à l'intérieur
mais je trouve un petit coin près d'un groupe de kanak
pour m'allonger. 2 heures de repos me feront du bien avant d'attaquer
l'asphalte. Au bout de 2 heures, je me réveille. La houle qui est
fortement formée fait claquer le cata.
On se croirait dans un manège d'un parc d'attraction mais qui dure, qui
dure et qui ne s'arrête jamais. Les gens deviennent blancs, puis verts. A
chaque coin du bateau des personnes vomissent. Moi, je sens que mon
estomac commence à chavirer. Je me rendors pour faire passer le mal de mer. Je me réveille en sursaut, les passagers commencent à débarquer. 4h de trajet au lieu de 2, dure dure. Les passagers sont groguis. J'enfourne mon sac et parts à l'assaut du sommet de l'île. Il ne fait pas très beau, le temps est nuageux et il pleuviotte de temps à autre. Cela m'arrange, car la montée est abrupte et sportive surtout en tong.
Tout en haut, une croix domine l'île. Le panorama est splendide. Après
avoir mangé un repas frugale de 4 barres de céréales et discuté avec un
couple de londonien à bout de souffle, je reparts dans mon
exploration. Je passe par un petit village et deux baies ravissantes
dont l'une mélange avec bon goût religion catho et kanak. Sur le chemin, je discute avec de jeunes kanaks intrigués. Le soir venu, je rencontre un pécheur du nom de Joseph. Je lui demande si je peux m'installer sous le petit fare
pour dormir. Au début, il ne comprend pas trop. Il pensait sûrement que
les touristes avaient les moyens de se payer un hôtel. Je lui réexplique
ce que je veux et ce que je fais. Il m'accueille les bras ouverts et me
dit de m'installer. Je m'endors vite bercé par le flot des vagues. 4h30
du matin. Le jour se lève à peine. J'entends au loin les pécheurs
revenir de leur nuit de pèche. Je me lève et observe un magnifique levé
de soleil. Ils ont ramené crustacés et poissons. Nous nous installons
sous une taule pour faire du feu et boire le thé. Je leur dis au revoir
et vais voir le piroguier. Il est en train de mettre à l'eau sa pirogue.
Je monte à bord et nous commençons à partir lorsqu'un groupe de
touristes arrive et embarque. Dommage pour moi, mais il faut bien qu'il
vive ce pauvre homme. Nous partons pour une petite vingtaine
de km. La traversée fut belle et inspirante. Nous passons par des baies
magnifiques avec de gros rochers plantés au milieu. Arrivé à bon port,
je prends un sentier pour une petite ballade d'une heure dans la foret.
J'arrive de l'autre coté, à la piscine naturelle. J'enfile maillot de
bain, masque et tuba pour scruter les fonds marins aux mille poissons
tropicaux. Le soleil tape fort. Je me mets à l'ombre et mange avec
deux routards rencontrés la veille. Un bon plat de mahimahi et je me remets sur la route. Je traverse le nord de l'île à pieds et en stop (en pousse comme l'on dit ici). Je passe par la grotte de la reine Hortense.
Au bout de la route goudronnée, une route de terre. Au bout de cette
route, un sentier et au bout de ce sentier, la baie des crabes et son
camping perdu au milieu de nulle part. Pas de touristes ici, juste un
couple de hippie et son bébé et la mémé kanak
qui gère le camping. C'est le cadre parfait pour se reposer et écrire.
Pendant que je mange des petites sardines grillées au feu de bois, la
mamie m'explique que c'est sur l'îlot d'en face que kohlanta
a été tourné. Elle les nourrissait un peu, pratiquement tous les jours.
C'était facile pour les participants de venir, ils n'avaient qu'à
traverser la baie à pied à marée basse. N'ayant pas pris de tente, je m'installe sur la table sous le fare. Le lendemain, journée farniente, écriture, exploration de l'îlot de kohlanta,
pèche pour le soir et discussion autour d'un feu avec le jeune couple.
Dernier jour sur l'île. Je prends la route à l'aube. Après avoir
quitté le monde perdu et au bout de 5 km de marche, je suis pris en
stop pour descendre la cote ouest. Je passe par notre glorieux passé
français en visitant le bagne. Je finis le tour de l'île par les trois
baies du sud ouest. Ce sont de véritables merveilles. C'est un endroit
idyllique et paradisiaque. En fin d'après midi, j'embarque sur le Betico qui part une heure en avance!!! Le retour se passe paisiblement et dans la bonne humeur.
Me voici donc en Nouvelle Caledonie.
J'ai perdu un jour dans l'affaire en passant la ligne fictif du
changement de date. J'ai débarqué à l'aéroport internationale vers
23h45 le dimanche 4. J'ai dormis au creux d'un arbre en attendant le
bus de lendemain matin. Mais le problème c'est que les bus devait être
en grève. L'aéroport se trouve a 50 km de Noumea. J'ai sympatisé avec l'agent de secu qui m'a pris en stop. On s'est tout d'abord arreté chez lui. Petit tribu à mi-parcours. Je fus accueilli comme un prince. Toute la famille Kanac et wallisienne
était la. On a blablater, joué au domino tout en fumant et on s'est
baigné dans la rivière au bord de leur maison. C'est pauvre mais c'est
un petit coin de paradis. Si je suis encore la fin novembre, je suis
invité a leur mariage. Ce doit être une bonne immersion dans la
culture. Au première abord, ces gens sont adorables. Je suis arrivé
ensuite à Nouméa charger comme une mule, comme à mon habitude. Je me suis un peu balladé
et j'ai appelé le contact que j'avais sur place. C'est des français
installés depuis un petite dizaine d'années. Je suis hébergé
gracieusement dans un studio entre leur maison et leur temple
bouddhiste. Oui, j'ai oublié de vous signaler qu'ils sont bouddhistes
et que lui est maître et qu'il donne des cours. C'est plutôt cool tout
ce qu'il m'arrive.
Dans ma première semaine passée ici, j'ai bien sur visité la Capitale. Incommensurablement plus belle que Papeete.
Ensuite, je suis parti avec une institutrice à la retraite faire
le tour du sud en camping. Elle est super et le sud est magnifique avec
un faune et un flore exceptionnelle. Je viens de rentrer et je repars
sur l'île des pins et dans le nord très bientôt.