Mon périple s'achève en Turquie. J'ai un petit pincement au cœur. J'ai vraiment aimé ce pays et son peuple. La plupart des gens sont charmants, accueillants et chaleureux. Je ne compte plus le nombre de fois ou j'ai été invité à boire un thé ou à diner. L'hospitalité Turque n'est pas une légende. Leur cuisine est très bonne. C'est entre la cuisine Grecque et la cuisine Libanaise avec aussi des spécialités qui n'existent nul part ailleurs. Certains plats sont épicés mais j'atténuais le feu par du pain délicieux. Leur petit dej est généralement composé d'olives, de tomates, de concombres, d'omelette, de fromage (type feta), du pain et du miel. Ce fut parfait pour affronter les grosses journées de marche. J'ai croisé des personnes formidables malgré une communication légèrement difficile. Par exemple, j'ai rencontré une famille Turque qui ne parlait que Truc. Le père m'a offert un thé, on a essayé de discuter. On ne se comprenait pas vraiment mais cela ne nous a pas empêché de bien rigoler à tel point qu'au bout de deux heures il voulais que j'épouse sa fille. Bahhhhh...... Elle était laide, sa tete ressemblait a une omelette baveuse aux poivrons. J'ai bien sur décliné. J'ai rencontré aussi pas mal de voyageurs avec lesquels j'ai sillonné le pays. Ce fut une expérience unique et sensationnelle dans ce pays au mille visages.
La Turquie est un Grand pays et une belle puissance. J'espère que l'actuel gouvernement ne va pas changer trop les idées d' Mustafa Kemal dit Ataturk. Héros de ce pays. Il en a fait un pays laïc, il a donné le vote des femmes avant les Françaises, et aussi il avait banni le foulard dans toutes les écoles et les administrations. Mes derniers mots seront " Vive la Turquie Laïque " .
Je me balade dans la rue et je vois des femmes voilées, des femmes en mini-jupe, des personnes percées aux cheveux rouges, des touristes, des musulmans non pratiquant, des imams.... C'est une ville grouillante de gens de tous bords, de voitures, de taxis, de bus, de dolmus, de chiens. Les klaxons donnent le ton de l'ambiance sonore. Les mosquée illuminées la nuit m'envoutent, les palais des Sultans m'émerveillent, le trésor m'éblouit. La place vendome fait pale figure par rapport au trésor des Sultans. Des cadeaux s'entassent ici. Du bouda en jade des Chinois, des bijoux Perse, des médailles Françaises, Des décorations honorifiques de l'ordre de la jartière (Anglais-"Honis soit qui mal y pense"), des armures et des casques incrustés de pierres précieuses, des trônes et bien d'autres merveilles. Le grand bazar (c'est le plus grand marché couvert au monde) me fais perdre le sens de l'orientation. Je m'y perds plusieurs fois et je me laisse porter par les étales aux milles couleurs. Je passe du tram (le plus court et l'un des plus vieux du monde) au funiculaire high tech. Istanbul ne laisse personne indifférent, pour ma part, je l'aime.
Je remercie Caro pour son hébergement, sa gentillesse, son blablatage interminable et son rire communicatif. Je fais un coucou (ne le dites jamais en turc) à sa Coloc et à Ahmet. Je serais bien resté plus mais Papeete m'appelle au loin.
Apres avoır passe la journee a Ankara (vılle que je ne trouve pas ınteressante), je prends le traın pour Istanbul. 10h de voyage de 22h a 8h du mat. Je passe un bon quart du temps avec un turc a parler et le reste a essayer de dormır. J'arrıve a Istambul cote Asıe. Je prends le ferry pour l'Europe .0,70 Euro Exorbıtant je trouve aussı. Vers 12h, je rencontre un canadıen anglophone, un globetrotter. On passe la journee ensemble a vısıte un toute petıte partıe d'Istanbul. Vılle enorme par sa taılle et par son nombre d'habıtant. Enorme aussı pour ses merveılles, ses tresors, ses mosquees, ses palaıs. Enfın bon, c'est une vılle extraordınaıre. Ce n'est que mon premıer jour, j attends de voır le reste.
Cette vallee se trouve toujours en Cappadoce (sud-est). Apres 3 dolmus (mını-bus) + un taxı, envıron 80 km parcouru me voıla a Ihlara. Pendant le trajet j'aı rencontre un couple de Maltaıs formidable. Pour info, Malte fait partie de l'Unıon Europeenne et a deux langues offıcıelles: le maltaıs et l'anglaıs. Ce fut un tres bon moyen de m'exercer dans la langue de shakespear. Nous avons parcouru une bonne quinzaıne de km a pıeds dans cette magnıfıque vallee. Apres la lune, voıcı une nature flamboyante.
Je suis arrive un matin a 5h. Et J'ai decouvert un lieu lunaire, extraordinaire, remplis d'ımprobabilite. Mon point de chute etait le camping de Goreme. C'est un grand camping ou j'etais tout seul. Le premier jour je me suis balade dans la ville de Goreme, ou se trouve de nombreuses maisons troglodytiques, des collınes superbes et des cheminees des fee sortıes de nulle part. Je suis alle au musee. Rıen a voır avec un musee en faıt. C'est en pleın aır et c est un sıte quı regroupe de nombreuses eglıses troglodytıques quı servaıent d'academıe relıgıeuses. Excellent, je vous le conseılle. A la suite de cette visite, j'aı rencontre deux charmentes parısıennes en vacances en turquıe. Le ledemaın nous avons vadrouılle un peu partout, vılle souterraıne, la cıtadelle (Kale) ou le poınt de vue est gıgantesque (on a la Cappadoce a nos pıeds), et la vallee de devrente (desıte de chemınees de fee enormes). Nos sommes rentres de cette expedıtıon en tracteur que conduısait un pepe turc (good trip) et en car. Je me suis faıt invite par le gerant du campıng pour manger. J'essaie au maximun d'apprendre un peu de leur culture et de leur langage. La Cappadoce est vraiment a faire, c est excellent et vous n aurez pas meılleur endroıt pour etre depayse. Petıt conseılle ıl faısaıt chaud en journee (30 C) et la nuıt froıd (2 C), prenez un pull!!!!! Et pour les plus fortune, un tour un montgolfıere doıt etre excellent.
To be continued.....
Les tofs de ''I have a dream'' ont ete prıses en Cappadoce
Je suis parti d'Egirpir pour un long trajet en bus pour la cappadoce. 19h-5h. Je me suis endormi. I have a dream. Je suis dans "Total recall". Ma mission sur Mars, decouvrir un tresor. J 'arrive en vaisseau montgolfiere entre les cheminees de fee apres plusieurs accrochages avec des vaisseaux intergalactiques. Juste avant d'atterir, un laser ennemi me touche. J'atteris en catastrophe. Mon vaisseau s'explose sur une colline et m'expulse en contre bas. L'air est respirable. Doud Quaid venait de mettre en fonction depuis peu ces satanees machines millenaires. J'essaye de me reperer, mais impossible. Les cheminees de fee et les collines m'en empechent. J'observe au loin un pic dominant toute la region et decide d'y aller. Apres de nombreuses heures de marche sous un soleil ecrasant, j'arrive a un enorme rocher perce de fenetres et de longs couloirs. C'est la citadelle de Kale .J'en avais entendu parler, il y a fort longtemps lorsque je dechiffrais sur Terre de vieille tablettes Hittites. Le chateau naturel creuse par les premiers etre de cette planete sert de refuge mais aussi de tour de guet. J'entre a l'interieur et monte au sommet. Le nombreuses marches biscornues me cassent les jambes. Et la, mes yeux n'en reviennent pas, c'est un paysage d'un autre monde, comme un gigantesque decor de film evoquant des contrees mysterieuses qui est sous mes pieds. Des vallees herisses de cagoules percees de dizaines d'yeux, des cheminees de fee trouees comme du gruyere, des cornets de glaces parfaitement leches, s'etagent en tout sens jusqu a l'horizon. Je suis au sommet de la region et j'arrive enfin a me repere. Il faut que je parte vite. Le soleil brule chaque centimetre carre de ma peau. Je pars a travers ces vallees pour rejoindre un ensemble de tres anciens temples. Apres des km et des km, esquivant serpents, mygales et autres especes inconnues sur Terre, je vois au loin se profiler les temples. Eux aussi sont creuses directement dans la roche. Pour trouver le tresor, il me faut maintenat dechiffrer les inscriptions et les dessins. Je reconnais facilement les illustrations, ils representent un messi crusifie. "Mais Impossible" m'ecris-je. Ils datent de dizaines de milliers d'annees. Je comprends en observant des croquis qui se trouvaient dans un autre temple. Un etre de cette planete est alle sur terre pour leur transmettre leur savoir. Je continue ma quete, mais le soleil est en train de se coucher. Je m'endors sur l'autel d'un de ces temples. La nuit est glacee. Apres tant de chaleur, le froid me ronge. J'ouvre les yeux quelques temps apres, l'aube est la. Je parcours une deniere fois les scenes. Une m'intrigue. Elle represente une ville souterraine d'une dizaine d'etages ou une route est repesentee et tout en bas une sorte de lumiere qui brille de mille feu. "C'est la! Eureka!" L'espoir et l'enthousiasme me gagnent. Je rejoinds la route. Un kilometre separe le temple de la ville souterraine. J'entre a l'interieur et allume une torche. Un puissant frisson me parcours tout le corps. Mon coeur bat la chamade. Je descends, escalade, tourne a droite, puis a gauche. C'est un vrai labyrinthe. Je me perds plusieurs fois, je retourne sur mes pas, redescends, remonte, toune, indefiniment..... La journee passe et je ne suis toujours pas arriver au plus profond de cette citee. Tout ca pout ca! Je hurle ma rage. De nombreux echos reviennent a mes oreilles. Le denier a un son vraiment etrange. Je renouvelle l'experience. Oui le dernier est tres bizzare. Il est grave, sombre, tenebreux. Il me semble qu'il vient du fond de cette planete et que c'est lui qui me guidera. Je cris maintenant tout en avancant, et plus l'echo est proche plus la chaleur des pieces traversees augmentent. Je touche presque au but. Au bout d'une heure enfin une lueur. Ca doit etre cette lumiere qui m avait tant intriguee sur les dessins du temple. Enfin la voila, cette salle au tresor. J'ai l'impression que tout mon corps bouillonne d'excitation. Je n'ose entrer tout de suite. Je prends une grande bouffee d'air et allez, j y vais.J'entre et la le choc. Je vois juste une bougie qui tronne au milieu de cette miniscule piece. "C'est quoi cette merde!!!!!!! J'ai fait tout ce voyage, evite tant d'ennemis, marche sous un soleil brulant, affronte les nuits glaciales pour ca! Ahhhhhhh." J'hurle jusqu a epuisement et extinction totale de ma voix. Je retourne sur Terre en echouant lamentablement. Je m'affale dans mon canape et reflechis. Je comprends... "Oui je comprends maintenant le tresor. Ce n'est pas une chose materielle! Oui c'est ca. J'ai change, mon ame s'est elevee, j'ai evolue. Cette aventure m'a fait grandir. Et cette bougie, foutue bougie... Elle est la ancree au fond de moi pour me rappeller qu'en cas d'epreuve difficile j'en ressortirai evoluer, c'est une lumiere qu'il faut faire grandir au fur et a mesure des epreuves et surout ne jamais l'eteindre car sinon....". Je distingue un bruit qui me sors de ma reflexion, je suis a Paris, mais j'entends le muezzin chanter. Je sors de mon reve doucement, je viens en fait d'arriver en Cappadoce.
J'arrive a Fethyie vers 19h. Je passe la douane, pas besoin de visas en tant que Francais. Le soleil commence deja a se coucher. J'achete un peu de bouffe. Un vendeur de tapis m'interpelle. "Ils sont pas chers mes tapıs" me dıt-ıl apres qu ıl est su que j'etaıs francaıs.Je trouve un endroıt tout desıgne pour dormır pres d'une route. J'ınstalle mon tapıs de sol et m'endors. Des chants me sortent des mes songes. "ou suıs je?" Je realıse que c'est les chants du mınaret quı se sıtue a 50m de moı. "Ah ouı la Turquıe!" m'exclame je. Il est 5h du mat et c'est l'appel a la prıere, surtout qu'en ce moment c'est le ramadan. Je me rendors bercer par ces paroles saıntes. Je vısıte le lendemaın la vılle. C'est un petıt port mıgnon avec quelques ruınes greco-romaıne. Les jours suivants, je parcours la cote vers l'est et m'ınstalle a Patara. L'aubergıste quı tıent le campıng et le bar m'ınvıte les deux soırs ou j'y sejourne a dıner. La nourrıtures est bonne, ıdem pour le vın truc et le rakı (cousın de l ouzo, maıs plus sec) et le patron cool, de plus ıl parle francaıs ;) Nous dıscutons de musıque, d archeologıe, de la France, de la Turquie, de la laicite ..... Les differents turcs que j aı rencontre deplorent le nouveau chef de l etat et son premıer mınıstre (ıslamıstes moderes). Je contınue mon petıt bonhomme de chemin, passe par Antalya et remonte dans les terres jusqu a Egirpir, ou je me trouve actuellement. La cote est magnıfıque et la remonte toute aussı belle avec ces petıtes montagnes.
Pas de chocs des cultures, ıls sont tres occıdentalıses. 2 Choses les enervent: La premıere ne les prenez pas pour des arabes, ıls sont turcs, ıls vıennent de l est et non de la penınsule arabıque. Et la deuxıeme, ne dıtes pas Constantınople maıs Istanbul.
La projectıon sur la suıte du trajet: La cappadoce, ankara (peut etre), Istanbul, et apres tout dependra de la date de mon bıllet d'avion pour l'Australie.
Bıses a tous mes lectrıces et lecteurs et merci pour vos commentaires.
To be contınued.....
ps: Ma correctrıce est partıe alors l'afflux de fautes d'orthographes va s'ıntensifıer. Et il y a deux types de i en turc, le i et le ı.